Vie de Femme Nathalie Akakpo et ses amies Lomé
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Par Anonyme, le 09.06.2022
merci
Par Anonyme, le 14.01.2020
merci beaucoup
Par Anonyme, le 07.01.2020
j'aime
Par Anonyme, le 23.07.2018
merci. à très bientôt sur votre blog. http://mamanet te.centerblog. net
Par mamanette, le 30.06.2017
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Date de création : 29.06.2011
Dernière mise à jour :
15.08.2019
73 articles
La troisième édition de « Vie de Femme » a eu lieu vendredi le 18 mai dernier dans la grande salle de conférence de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Lomé. C’est la combinaison des deux premiers spectacles de mars et avril « Femme blessée » et « A moitié victime, à moitié complice » qui a donné ce nouveau spectacle organisé à la demande du public.
Composé de sept sketches, à savoir, « Profession : Ménagère », « Identité de Femme », « L’homme peut nier », « Amina », « Belle maman », « Sois belle et tais-toi » et « Derrière mon étalage », le spectacle de vendredi a été, pour nous, un petit pas en avant. En témoigne, entre autres, les réactions très favorables du public sélect qui a assisté à la représentation. Conformément à la philosophie du projet « Vie de Femme » qui s’est donné pour mission de s’exprimer, chaque mois, à travers un nouveau spectacle sur la vie de la femme, mes amies Marianne, Fidèle, Alida et moi avons, une fois encore présenté, sous plusieurs aspects, la femme dans nos sociétés. Le sketch « Profession ménagère » est une sorte de mise en cause de la conception qui veut que le travail de la femme ménagère ne soit pas valorisé au même titre que celui d’un salarié de la fonction publique par exemple : « Ils m’appellent ménagère et disent que je ne travaille pas. Et pourtant chaque jour, je suis la première à me lever et la dernière à me coucher … ». « Identité de Femme » va un peu dans le même sens mais s’attaque plutôt à la femme paresseuse qui ne cherche son existence sociale que dans la fonction de son mari. Mme Agbokou doit se faire enregistrer sur une liste en vue de recevoir un don. Lorsqu’il lui est demandé de décliner son identité, elle ne trouve pas mieux que de dire qu’elle est la femme de Kondo le notable. La dame chargée de l’enregistrement lui fait remarquer que sa réponse ne donne pas son identité. Et une discussion s’engage sur l’identité de la femme dans la société. La femme du notable campe sur sa position et finit même à avouer : « La femme peut même s’abstenir de travailler, si son mari a une bonne fonction, cela rejaillit sur elle. C’est comme si les deux font le travail ensemble. Mais lorsqu’un homme refuse de travailler en s’appuyant sur sa femme, c’est toute la société qui le trouve bizarre. C’est injuste mais nous les femmes, nous marchons. Ca nous convient ». L’actrice Fidèle a été très appréciée dans le rôle de la fille mère qui a eu le malheur, dans le sketch « L’homme peut nier », de tomber enceinte d’un jeune garçon collégien comme elle mais lâche qui n’a jamais reconnu la paternité de son enfant. Moment très émouvant quand meurtrie, elle s’exclama : «Un homme peut nier être l’auteur d’une grossesse. Mais une femme, peut-elle nier porter une grossesse ? Elle peut tout au plus, s’en débarrasser. Mais à quel prix ? Au prix de sa santé. Parfois même de sa vie ». Le sketch « Amina » fut le clou de la soirée. Très vivement applaudi, il prolonge l’histoire de Amina, la petite marocaine qui, il y a quelques mois, se suicida parce que contrainte d’épouser son violeur sur la demande de sa propre mère. Celle qui raconte l’histoire dit avec beaucoup d’émotion : « L’histoire de Amina s’arrête là. Mais je la prolonge volontiers. Je mets en confrontation la mère et la fille. La rencontre a lieu dans l’au-delà. Et dans le paradis, la discussion est très houleuse : « - Comment pouviez-vous me donner en mariage à une personne dangereuse qui a fait ses preuves en me violant déjà ? – Excuse-moi, ma fille, je ne savais pas que cette histoire te faisait tant souffrir ! – Tu devais le savoir, maman, tu es une femme comme moi ». Oui, une femme comme elle, mais complice d’un suicide, celui de sa propre fille. Comme cette pauvre mère marocaine, beaucoup d’autres femmes sous, tous les cieux, sont à moitié complices, à moitié victimes de nombre de violences, d’injustices qu’elles vivent ou exercent sur d’autres femmes. Parfois c’est inconsciemment que cela arrive. Mais parfois aussi des femmes se font bourreaux d’autres femmes en toute conscience. Et c’est ce que nous avons voulu démontrer à travers le titre : « A moitié victime, à moitié complice ». Le sketch qui a, le mieux, illustré cela à nos yeux, c’est celui intitulé « Belle maman ». Des interminables scènes de jalousie de la belle mère et des belles sœurs qui ne manquent pas d’arguments fallacieux : « Tu n’es pas à la hauteur de mon fils parce que tu n’es pas de notre village. Rien ne prouve que tu peux faire de bons petits plats comme nous les aimons chez nous. Et puis d’abord, tu es trop instruite pour faire une bonne épouse … » Bref, il y avait un peu de tout dans ce spectacle du 18 juin. Mes amies comédiennes et moi avons été très honorées des encouragements du public. Nous promettons de réfléchir très sérieusement à la proposition de nous produire dans des lycées et amphithéâtres et surtout de traduire nos spectacles dans nos langues nationales afin de permettre une diffusion plus large des idées que nous véhiculons et voulons promouvoir.
Le prochain spectacle de « Vie de Femme », c’est en juin prochain.
Nathalie Akakpo
compte rendu percutant et motivant félicitations pour l initiative trés trés bonne idéé de le traduire et le jouer en langue nationnale , il faut le faire tu devrait pouvoir mobiliser des ressouce pour cela (éducation ,associations du develloppement féminin,sponsorts)tous nos voeux t accompagne et meme une petite participation si tu le fait ! courrage aussi pour le prochain volet de la série on t attendEcrire un commentaire